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10.4.13

Alors, on y va?

VLADIMIR - Alors, on y va?
ESTRAGON - Alons-y.
  
Ils ne bougent pas.

(Beckett, En attendant Godot)


A tua ausência era uma garra que me rasgava as tripas. As noites debruçado sobre o telefone que me cuspia a sua (a tua, a tua) mudez. Porque eram as noites que custavam mais. E a cara enterrada nas mãos e as lágrimas não queriam cair. Uma dor seca. Como o teu sorriso trancado nos lábios de aço.

31.3.13

Ils ne bougent pas



ESTRAGON - Didi.
VLADIMIR - Oui.
ESTRAGON - Je ne peux plus continuer comme ça.
VLADIMIR - On dit ça.
ESTRAGON - Si on se quittait? Ça ira peut-être mieux.
VLADIMIR - On se pendra demain. (Un temps.) A moins que Godot ne vienne.
ESTRAGON - Et s'il vient?
VLADIMIR - Nous serons sauvés.
     Vladimir enlève son chapeau - celui de Lucky - regarde dedans, y passe la main, le secoue, le remet.

ESTRAGON - Alors, on y va?
VLADIMIR - Relève ton pantalon.
ESTRAGON - Comment?
VLADIMIR - Relève ton pantalon.
ESTRAGON - Que j'enlève mon pantalon?
VLADIMIR - RE-lève ton pantalon.
ESTRAGON - C'est vrai.
     Il relève son pantalon. Silence.

VLADIMIR - Alors, on y va?
ESTRAGON - Alons-y.

     Ils ne bougent pas.

(Beckett, En attendant Godot)